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Prendre en main la maladie et son traitement
Des calculs estiment que les personnes infectées par le virus de l’hépatite C chronique sont 4 fois plus nombreuses que celles infectées par le VIH. Il y aurait 130 millions de porteurs chroniques du VHC à travers le monde.3
Selon une grande enquête menée en France entre 2004-2007 auprès de 1462 usagers de drogues, 6 sur 10 (59,8%) sont contaminés par le VHC et 1 sur 10 (10,2%) est co-infecté VIH-VHC.5
Plusieurs associations de malades ayant une hépatite C chronique existent. Elles ont pour objectifs l’information et le soutien des malades et de leurs proches.
Suivez les conseils donnés par un patient atteint d’hépatite C chronique : « ne soyez pas passif face à votre traitement. Informez-vous autant que possible sur la maladie. Mais surtout, gardez une attitude positive et dites-vous que vous n’êtes pas seul à lutter contre la maladie.»
Le moral compte plus que tout. Si vous venez d’être diagnostiqué, sachez que la bataille sera longue mais que vos efforts pourront être récompensés. Et si vous avez arrêté votre premier traitement avant terme, n’abandonnez surtout pas. Il reste de grandes chances pour qu’un nouveau traitement puisse vous guérir.
Exemples de conseils « moral d’acier »:-
- Des exercices physiques pratiqués en douceur peuvent aider. Il faut savoir qu’une position allongée prolongée dans un lit et un manque d’activité s’avèrent potentiellement néfastes pour le corps et l’esprit.
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- Identifier et éviter dans la mesure du possible tout ce qui peut contribuer à vous rendre triste.
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- Se faire aider par des groupes de parole de personnes concernées par l’hépatite.
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- Essayez de ne pas vous replier sur vous-même. Gardez des contacts avec l’extérieur et les autres, bougez, trouvez une activité qui vous plaise et vous détende vraiment.
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- Prenez soin de votre sommeil: n’hésitez pas à demander de l’aide à votre médecin pour préserver et retrouver un sommeil de qualité et réparateur.
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- Attention aux modifications de poids trop importantes et rapides; surveillez votre poids et maintenez une alimentation suffisante.
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- Faire une balade dans un parc ou dans la rue peut vous changer les idées.
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- Soyez à l’écoute de vos proches : si votre entourage vous alerte sur un changement de votre comportement ou de votre personnalité, n’attendez pas pour le signaler à votre médecin.
Conseils pour gérer au mieux les autres effets indésirables du traitement Pour obtenir plus d’informations sur les effets indésirables, cliquez sur : ce qu’il faut savoir sur les effets indésirables des traitements
Conseils « anti-syndrome pseudo-grippal »
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- Pour éviter les désagréments durant le jour, injectez l’interféron en fin de journée
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- Ayez le réflexe bain ! un bon bain chaud (1 ou 2 degrés au-dessus de votre température corporelle) soulage
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- Avez-vous testé le yoga ? le stretching ? Ces activités permettent de relaxer des muscles endoloris.
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- Contre la fièvre et les courbatures, votre médecin peut vous prescrire du paracétamol.
Conseils « anti-fatigue »
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- Faites des siestes ! Les temps de sommeil courts (20 minutes maximum) dans la journée sont bénéfiques
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- Chez vous, essayez de vous reposer et d’organiser les tâches ménagères en faisant participer tout le monde. Si cela n’est pas possible, sachez que la prise en charge d’une aide ménagère peut vous être accordée selon vos ressources et les effets du traitement sur vous.
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- Si vous êtes sportif, continuez. Pour les autres, un peu d’activité physique (marcher tous les jours) permet de se maintenir en forme.
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- Evitez les sources de fatigue importante comme un déménagement pendant le traitement
Conseils « nutrition santé »
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- Prenez le temps de faire de vrais petit-déjeuners
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- Si vous êtes en surpoids et que vous souhaitez maigrir, méfiez vous : la perte de poids ne doit pas être trop importante !
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- Même si vous n’avez pas faim, essayez de vous forcer un peu à manger : variez les plaisirs, privilégiez les choses que vous aimez le plus
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- Rappelez-vous que pour mieux supporter le traitement, il est important d’avoir une bonne prise de calories.
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- Si vous n’arrivez pas à prendre des repas complets, fractionnez, mangez en petites quantités, mais plus souvent : essayez de prendre des petits en-cas le matin, des goûters.
Conseils « bouger plus »
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- En fonction de vos possibilités, il est envisageable d’adapter votre activité physique : prendre l’habitude de monter et descendre systématiquement par les escaliers ou simplement prendre l’air
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- Descendez du métro/bus une station plus tôt ou garez votre voiture à quelque distance de votre destination et finissez le trajet à pied.
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- Si vous avez un chien, sortez-le plus souvent, ou plus longtemps
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- Si vous regardez fréquemment la télévision, pensez à faire des exercices de contractions musculaires : assis, dos droit, pieds à plat, contractez et relâchez plusieurs fois de suite les fessiers et les mollets.
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- Prenez l’habitude de marcher 15 minutes pendant la pause déjeuner
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- Si vous avez des enfants ou petits-enfants, accompagnez-les à l’école à pieds, emmenez-les à la piscine, ou en promenade.
Des traitements complémentaires sont possibles dans l’hépatite C chronique : pour lutter contre les effets indésirables dus au traitement. Ne prenez pas de médicaments sans en avoir parlé au préalable avec votre médecin traitant. |
Relations avec la famille et l’entourage La famille, tout comme le proche entourage, sont importants pour toute personne qui suit un traitement de l’hépatite C chronique. Un patient doit comprendre que son traitement peut avoir un impact au sein de sa famille ou de son entourage. C’est pourquoi il est recommandé de prévenir sa famille, son conjoint et ses enfants que l’hépatite C est une maladie qui ne peut se combattre qu’en restant soudés.
La famille et les amis proches peuvent offrir un soutien moral tout au long du traitement. La vie de famille
Vous pouvez informer votre famille, qui sera en mesure d’apporter son aide. L’entourage a un rôle important pour vous encourager et vous soutenir au quotidien pour augmenter vos chances de guérison. Elle pourra vous accompagner lors de vos consultations chez le médecin.
Il est essentiel de continuer à partager de bons moments avec votre famille. Les enfants
On conseille de leur parler de la maladie lorsque l’un des parents suit un traitement. Leur cacher la vérité est souvent contreproductif. Les enfants sentent lorsque quelque chose ne va pas et l’inquiétude face à l’inconnu est toujours pire que faire face à la vérité. La façon de parler de la maladie dans les détails doit tenir compte de l’âge de l’enfant et de sa capacité à comprendre. Changer les rôles.
Que vous soyez membre d’une famille nombreuse ou un parent isolé, vous devez saisir l’opportunité de changer vos habitudes le temps de votre traitement. Se reposer sur les autres en cas de besoin et déléguer les tâches ménagères peut s’avérer nécessaire. |
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