Syndrome pseudo-grippal (avec fièvre, courbatures, maux de tête)6
La survenue d’un syndrome pseudo-grippal est très fréquente dans les heures qui suivent l’injection d’interféron. Ce syndrome regroupe plusieurs symptômes : fatigue, fièvre, frissons, sueurs, sensations de malaise, accélération du rythme cardiaque, maux de têtes, douleurs articulaires, douleurs musculaires…
Si vous voulez vous préserver une bonne nuit de sommeil, prenez de préférence votre injection peu de temps avant de vous coucher. Pensez à prendre du paracétamol (max 1 gramme 3 fois par jour) ou utilisez une éponge tiède ou des glaçons si vous avez de la fièvre. Si votre température excède 40°c ou si vous ne parvenez pas à la faire redescendre, n’hésitez pas à appeler votre médecin. Si vous avez des frissons, restez bien au chaud sous vos couvertures. Si la toux n’a rien de préoccupant, des signes comme une difficulté à respirer, des essoufflements méritent que vous en parliez immédiatement à votre médecin.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
La fatigue1
La plupart des personnes traitées pour l’hépatite C chronique se sentent fatiguées, faibles, sujettes aux vertiges.
Un bon conseil : trouvez un moment dans la journée pour vous reposer, faire la sieste, veillez à passer de bonnes nuits de sommeil, organisez votre emploi du temps, agissez selon vos priorités en n’hésitant pas à reporter les plus fatigantes, décrivez vos signes de fatigue dans un journal de bord, identifiez les facteurs de stress qui peuvent s’ajouter à votre fatigue, demandez de l’aide dans vos taches domestiques comme le ménage, les courses, la cuisine.
Offrez-vous des pauses pour lire, écouter de la musique, regarder un film. Rappelez-vous toujours que la fatigue est un effet secondaire du traitement. Il n’y a pas lieu de vous inquiéter et d’imaginer que votre état de santé décline.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
L’anémie (taux anormalement bas de globules rouges dans le sang)1,6,8
L’anémie constitue une complication fréquente de la bithérapie. Elle est principalement liée au traitement antiviral oral.
Elle peut intervenir au cours du traitement. Un examen biologique régulier qui permet de comptabiliser les éléments du sang est nécessaire pendant toute la durée du traitement. Si une anémie est détectée, votre médecin vous indiquera quoi faire.
Les symptômes peuvent être de la fatigue, des vertiges, un teint pâle, des sensations de froid, un essoufflement et doivent être immédiatement communiqués à votre médecin.
Cela peut conduire à réduire la dose de l’antiviral oral et éventuellement à un arrêt définitif du traitement (votre médecin vous indiquera quoi faire)
La chute des cheveux9
Il est fréquent de constater une chute des cheveux, qui s’appelle en terme médical : « Alopécie ».
Elle est le plus souvent légère, complètement réversible à l’arrêt du traitement .
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
Problèmes de peau8,9
Les problèmes de peau sont fréquents mais ils sont généralement bien tolérés et n’imposent pas l’arrêt du traitement. Habituellement ils disparaissent après l’arrêt du traitement. Les réactions locales au point d’injection (rougeur ou inflammation) sont fréquentes. Il est donc recommandé de changer d’endroit à chaque injection.
Des irritations, des démangeaisons ou une sécheresse cutanée peuvent survenir lors des traitements, mais elles peuvent être améliorées par des produits hydratants sous forme de pommade ou lotion.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
Les troubles du sommeil8
De nombreuses personnes suivant un traitement contre l’hépatite C chronique connaissent des troubles du sommeil. En effet, les troubles du sommeil sont très fréquents au cours du traitement de l’hépatite C chronique.
Ils peuvent être une source majeure de fatigue, contribuer à des troubles de l’humeur et simuler une dépression.
Une préparation au sommeil, un environnement propice au repos, des oreillers parfaitement mis en place (sous les genoux et sous la taille), des techniques de relaxation et de désaccoutumance aux stimulants et aux diurétiques pourront vous aider à gérer au mieux vos troubles du sommeil.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
Les troubles de l’humeur1
Il peut s’agir d’une irritabilité qui peut avoir des répercussions dans la vie quotidienne. Dans certains cas, les troubles psychologiques peuvent prendre la forme d’une dépression. Il peut être utile de prévenir son entourage proche de ces effets indésirables. C’est par le dialogue avec son médecin – et le suivi avec un psychologue ou un psychiatre – ou en demandant du soutien auprès d’une association de patients ou d’un groupe de parole que l’on peut atténuer ces symptômes et, si nécessaire, disposer d’un traitement efficace grâce à des médicaments adaptés. La dépression ne doit pas être négligée car elle peut parfois être grave.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées
Certaines personnes en cours de traitement contre l’hépatite C chronique sont sujettes à la dépression qui peut parfois être sévère. Une dépression doit être prise très au sérieux et ne doit pas être confondue avec un état passager de mal être ou de cafard. Peut-être serez-vous le dernier à constater des changements dans votre personnalité ou votre humeur, mais les membres de votre famille et tous ceux qui vous sont proches l’auront sans doute observé. Il n’est pas rare d’être en proie à des brusques sautes d’humeur, un sentiment de confusion, d’anxiété et/ou de tristesse pendant et après le traitement. Soyez vigilants en notant tout changement d’humeur, pensées suicidaires ou pensées morbides à l’égard de tiers et alertez immédiatement votre médecin et votre famille. Si votre conjoint ou toute personne proche pense que vous êtes en dépression, considérez cela avec beaucoup de vigilance. N’hésitez surtout pas à contacter votre médecin et à suivre ses recommandations.
Si certains effets du traitement s’avèrent difficiles à supporter, n’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous proposer des solutions adaptées |