FAQ
Si le test sur les anticorps est réalisé dans les premières phases de l’hépatite C, c’est-à-dire entre 6 et 8 semaines suivant l’exposition au virus (VHC), il est possible qu’une lecture erronée affiche des résultats négatifs. Dans de rares cas, les personnes sous dialyse ou immuno-déprimées peuvent aussi présenter des tests négatifs au VHC, même s’ils sont infectés.
La plupart du temps, les personnes ne savent pas dire comment elles ont contracté le virus. Il existe toutefois des indices d’exposition, qui indiquent la plupart du temps la période ou le mode de contamination les plus probables. Cela peut être, par exemple, lors d’une transfusion sanguine avant 1992.
Il peut également y avoir possibilité d’une contamination lors d’un usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale (sniff).
De plus, le contact avec du sang infecté peut se produire dans d’autres circonstances, lors d’actes invasifs et d’effractions cutanées (par ex : tatouage, piercing, partage d’objets de toilettes coupants…).
Un des aspects de l’hépatite C chronique est en effet un état de santé non préoccupant. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles on l’appelle « l’épidémie silencieuse ». La plupart des personnes atteintes de cette maladie se sent parfaitement bien au début, même celles ayant déjà été diagnostiquées.
Il est très difficile de prédire l’avenir avec exactitude. Mais, on peut émettre des hypothèses quant à l’évolution de la maladie en fonction de différents facteurs comme la date d’infection par le VHC, votre âge au moment où vous avez été infecté, l’étendue de l’inflammation et de la fibrose détectée, etc. D’autres critères peuvent également entrer en ligne de compte, comme la consommation d’alcool, la présence d’autres pathologies comme une hépatite B chronique, ou un foie anormalement graisseux et inflammé, une co-infection au VIH, votre sexe, votre poids.
Bien qu’il n’existe aucun moyen d’affirmer le bon fonctionnement du foie chez une personne, c’est un des organes les plus résistants dans le corps et il est capable de fonctionner des années tout en étant malmené et blessé. Même s’il travaille activement à s’auto-régénérer et se remodeler, le foie peut en bout de course ne plus avoir les capacités d’assurer une ou plusieurs de ses fonctions. L’hépatite C chronique provoque rarement une rapide détérioration du foie. Les détériorations sont en général médicalement détectables au fil des décennies pendant lesquelles ils évoluent.
Si lors d’une prise de sang, un taux élevé de transaminases (enzymes libérées dans le sang par le foie en cas d’agression : ALAT et/ou ASAT) est constaté, une hépatite C peut alors être suspectée.
Le diagnostic de l’infection virale C repose sur des examens sanguins qui mettent en évidence les anticorps anti-VHC présents chez un patient, témoignant du contact de celui-ci avec le virus. (Exemple de test ELISA).
La technique dite de PCR va permettre, à partir d’une prise de sang, de détecter la quantité du virus dans le sang (charge virale). Cet examen est recommandé chez toutes les personnes pour lesquelles un dépistage anticorps anti-VHC est positif.
Si le test PCR est négatif la personne n’est pas porteuse du virus, et est considérée comme guérie. Elle a spontanément éliminé le virus
La personne est porteuse du virus.
Une analyse du virus permet de savoir à quel génotype (ou famille) il appartient.
Le génotype n’a pas d’impact sur l’évolution de la maladie mais les chances de guérison avec le traitement sont différentes selon le génotype du virus.
Le taux de guérison pour le génotype 1 (génotype prédominant en France) approche les 50 % ; pour les génotypes 2-3, il peut atteindre environ 80%.
La charge virale est la quantité de virus dans le sang. La charge virale et la gravité de la maladie n’ont pas de lien direct, même s’il est préférable d’avoir une charge virale faible plutôt qu’une charge virale élevée. La charge virale n’a pas d’impact sur l’évolution de la maladie mais les chances de guérison avec le traitement sont différentes selon le niveau de la charge virale
Un simple baiser ou la plupart des contacts du quotidien ne comportent ne aucun risque de transmission sauf en cas de contact avec une plaie. Mais les pratiques imprudentes comme les pratiques sexuelles traumatiques non protégées, ou le fait de permettre à d’autres personnes d’utiliser des objets coupants qui ont été en contact avec du sang infecté, ou n’importe quelle autre situation exposant les autres au sang contaminé peuvent transmettre le virus.
Ne partagez pas les objets de toilette pouvant être en contact avec du sang : rasoir, ciseaux à ongles, coupe-ongles, brosse à dents….
Placez les objets souillés par du sang (tampons, aiguilles, pansements, …) dans un récipient protecteur.
Le port de gants est recommandé pour tout contact direct avec le sang d’une personne, porteuse ou non du virus.
Informez de votre hépatite les médecins, dentistes, infirmiers et préleveurs de sang ainsi que lors de tout accident traumatique avec exposition d’un tiers à votre sang.
En cas de partenaires sexuels multiples, l’utilisation du préservatif est recommandée pour se protéger du risque de contamination.
D’abord et avant tout, prenez toutes les précautions pour vous assurer qu’ils ne soient jamais en contact avec votre sang ou des objets que vous utilisez et où il pourrait y avoir du sang, comme des rasoirs, des brosses à dents etc.
Pensez à éliminer vos déchets de soin dans un récupérateur adapté conservé dans un endroit non accessible.
Il existe des récupérateurs spécifiques (containers) pour jeter votre matériel d’injection après utilisation.
Le virus reste contaminant plusieurs heures à l’air libre et utiliser un récupérateur est le moyen le plus sûr de placer votre dispositif d’injection hors de portée de vos proches ou d’une personne qui manipule les poubelles.
Il ne faut pas vider le récupérateur : une fois plein, vous devez vous rapprocher de la mairie de votre commune pour savoir s’il existe un système de collecte organisée ou s’il est autorisé de les déposer en déchetterie.
Vous devez vous protéger contre ce virus parce qu’il vous prédispose à des complications si vous avez déjà une hépatite C chronique. C’est particulièrement vrai pour les populations jeunes, actives sexuellement qui sont plus sujettes à entrer en contact avec le virus de hépatite B.
Avant vaccination, un test de dépistage de l’hépatite B est à envisager avec le médecin afin de rechercher la présence d’anticorps protecteurs qui rendent inutile cette vaccination.
Si vous devez voyagez et partir à l’étranger, la vaccination contre les virus de l’hépatite A et B est fortement recommandée après vérification sanguine de l’absence de contact antérieur avec ces virus.
Potentiellement, tous les médicaments peuvent être toxiques pour le foie.
Indiquez à votre médecin les médicaments que vous prenez ou que vous comptez prendre, qu’il s’agisse de médicaments en vente libre, de produits à base de plantes ou de médicaments obtenus sur ordonnance.
En cas de vie sexuelle stable, le risque de transmission du VHC est faible.
L’usage de préservatifs n’est recommandé qu’en cas de rapports pendant les règles si la femme est contaminée ou qu’en cas d’infection génitale (herpes,…) ou de lésions des organes sexuels de l’un des partenaires.
Cependant, on vous encourage à révéler votre statut à votre partenaire sexuel. Certains experts invitent le conjoint à se faire examiner par mesure de précaution.
Vous n’êtes pas tenu d’informer votre employeur ni vos collègues de travail. En respectant les règles d’hygiène déjà décrites, il n’y a pas de risque de transmission du virus de l’hépatite C à vos collègues. Si vous faites partie des professions de santé, vous devez savoir que la déclaration comme maladie professionnelle implique d’indiquer à un médecin du travail que vous êtes atteint d’une hépatite C chronique.
La plupart des personnes atteintes d’hépatite C chronique continue de travailler pendant leur traitement. Cela dépend du type de travail et en particulier, si le travail exige des efforts physiques. De nombreuses personnes atteintes d’hépatite C sont souvent sujettes à la fatigue.
Dans certains cas, un aménagement des horaires ou du poste de travail peut être envisagé. Pour cela, il est nécessaire de consulter le médecin du travail qui en fera la demande auprès de l’employeur.
Assumer vie professionnelle et hépatite C chronique n’est pas toujours facile, en parler avec le médecin du travail peut permettre de trouver des solutions.
Le risque de contracter le virus de l’hépatite C à partir d’une coupure ou d’une plaie est très faible, sous réserve que votre sang infecté n’entre pas en contact avec une plaie ouverte d’un membre de votre entourage. Vous pouvez protéger les autres de votre sang infecté en prenant soin de recouvrir toutes les plaies ou blessures ouvertes.
Si vous avez déjà eu des problèmes psychiatriques, comme des changements d’humeur ou une dépression, le médecin évaluera si vos antécédents représentent un facteur pouvant avoir un impact sur le traitement de l’hépatite C chronique. Il est possible de suivre conjointement un traitement psychiatrique et un traitement contre l’hépatite C chronique, à condition d’exercer un suivi rapproché afin d’éviter l’aggravation des éventuels effets indésirables d’ordre psychiatrique.
Le médecin doit être informé immédiatement de ce comportement et décidera selon le cas, de la poursuite du traitement, de la mise en place d’un traitement complémentaire de ces troubles ou l’orientation de votre fils vers un psychiatre.
Ceux qui présentent des tendances suicidaires se mettent gravement en danger et doivent être suivis étroitement.
Le VHC ne se transmet pas par les contacts usuels dans la vie quotidienne. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter ni de prendre de précautions particulières.
Un changement de routine peut nécessiter une adaptation de votre part. Il faut vous organiser avant de partir pour avoir une quantité suffisante de médicaments avec vous. Si vous partez plus d’un mois, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Un sac isotherme permet de transporter le médicament injectable (entre +2°C et +8°C).
Si vous voyagez en avion, il vaut mieux garder vos médicaments dans votre bagage à main plutôt que dans une valise. Déclarez vos médicaments à l’enregistrement pour remplir un formulaire spécifique ; n’oubliez pas de vous munir de votre ordonnance de médicaments.
Il est formellement contre-indiqué de procréer pendant la durée du traitement d’un des parents (mari ou femme), et même jusqu’à 4 mois après la fin du traitement pour un femme, et jusqu’à 7 mois pour un homme. Même si vous n’êtes pas sous traitement mais que votre partenaire est en train d’en suivre un, vous devez utiliser 2 méthodes contraceptives efficaces (exemples : préservatifs, contraceptifs..) pendant toute la durée du traitement et jusqu’4 à 7 mois après la fin de celui-ci.
Si vous avez des difficultés à diminuer ou à stopper votre consommation d’alcool, n’hésitez pas à demander un soutien personnalisé.
Non seulement l’alcool a un effet néfaste sur le foie mais en plus il favorise la multiplication du virus et l’apparition de lésions du foie.
Vous avez besoin d’aide ; vous pouvez alors en parler à votre médecin ou contacter le n° vert Ecoute Alcool: 0811 91 30 30
L’interféron, qui est utilisé dans le traitement de l’hépatite C chronique, ne peut être donné que sous la forme d’injections pour que le médicament puisse être absorbé par l’organisme. Les personnes diabétiques dépendantes de l’insuline prennent vite l’habitude de se faire des injections, parfois plusieurs fois par jour.
L’injection peut être faite par vous-même ou si vous ne voulez pas le faire vous-même, parlez en à votre médecin qui vous recommandera une infirmière.
Les personnes atteintes d’hépatite C sauront s’accommoder de ces injections régulières plus vite qu’elles ne l’imaginent.
La prise du traitement s’accompagne souvent d’une perte d’appétit et donc aussi d’une perte de poids.
Il est important d’assurer un apport suffisant de calories, réparti sur l’ensemble de la journée, de consommer des fruits et légumes, de limiter les aliments à forte teneur en gras et en sucres.
Il est très important de ne pas consommer de boissons alcoolisées, qu’il s’agisse de vin, de bière, d’apéritif ou d’alcools forts.
De plus, la prise du traitement oral doit être effectuée pendant les repas et à intervalle de 12 heures (par exemple petit déjeuner et dîner).
Manger dans la même assiette qu’une personne atteinte d’hépatite C ne présente aucun risque de transmission.
Les personnes atteintes d’hépatite C chronique ont tout intérêt à maintenir un mode de vie sain et modéré. Cela implique d’éviter toute conduite à risque comme l’usage de drogues illégales, l’abus de médicaments ou une utilisation dépassant les doses prescrites, ainsi que l’absorption l’alcool. Cela signifie aussi de pratiquer avec vigilance une sexualité sans risque (utilisation du préservatif) particulièrement pour ceux qui multiplient les partenaires. Il faut suivre une bonne alimentation, des activités physiques appropriées, et de bonnes habitudes de sommeil.
Les soins liés à votre maladie sont pris en charge à 100 %.